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 One Shot #04 : Libération

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MessageSujet: One Shot #04 : Libération   2007-11-04, 14:28

Libération
Par Mil K

14 février 2007. Le dénommé Abner Jenkins passa la porte d’enceinte de la prison de Chicago pour se retrouver à l’air libre. Après huit longues années de détentions, il pouvait à nouveau gouter à la liberté. En franchissant l’arche de béton, il se remémora les évènements qui l’avaient conduit dans cet endroit.


Tout avait commencé une dizaine d’années auparavant. Abner était alors employé comme ingénieur en électronique chez Stark International. Il travaillait sur un projet de combinaison permettant à un humain de travailler dans des conditions extrêmes : froid intense, chaleur extrême, forte pression, environnement toxique. Ce projet était théoriquement destiné à un usage civil, mais Abner n’était pas un idiot : il savait très bien que ce genre d’équipement était trop cher pour qu’une compagnie civile accepte de l’acheter en grande quantité. Son projet était destiné à un usage purement militaire. Mais Abner ne s’en souciait pas, car il était bien payé et avait accès à tout un tas de nouvelles technologies.
Seulement Abner avait un vice caché : il avait la passion du jeu, une passion telle qu’il ne pouvait s’empêcher de jouer des sommes mirobolantes au poker. Il n’était certes pas un mauvais joueur, mais il n’avait néanmoins pas le niveau nécessaire pour gagner face aux autres joueurs qui pariaient la même somme que lui. Il se retrouva donc très rapidement endetté jusqu’au cou.
Ne sachant comment payer ses dettes, Abner commença à vendre à d’autres entreprises des plans de nouveaux appareils que Stark International développait. Il put ainsi éviter la ruine et continuer à jouer pendant un peu plus d’un an. Mais ses magouilles finirent par être découvertes. Un soir, alors qu’il photographiait les plans d’un laser destiné aux opérations médicales délicates, il fut surpris par un agent de la sécurité. Abner réussit à maitriser ce dernier, mais ne put l’empêcher de donner l’alerte. Dans sa tentative de fuite, il se servit sous la panique de l’arme du garde, et blessa grièvement l’un des hommes qui essayaient de l’arrêter.
Le juge le condamna à neuf ans de prisons fermes, pour espionnage industriel et tentative de meurtre. Malgré la vie difficile à la prison de Chicago, il se conduisit en prisonnier modèle, ce qui lui valut une liberté conditionnelle. Il devait appeler toutes les 48 heures un homme dont on lui avait donné le numéro, sous peine d’être à nouveau considéré comme un fugitif, mais ce qui lui importait, pour le moment, c’est qu’il était à l’air libre !
Il trouva une chambre dans un hôtel minable de Chicago. N’ayant que peu d’argent, il ne pouvait pas trouver mieux. Mais cela allait changer ! C’est décidé, se dit-il, dès le lendemain il trouverait un emploi à la hauteur de ses capacités, et il pourrait recommencer sa vie sans faire les mêmes erreurs !


« Qu’est-ce qui nous prouve concrètement, monsieur Jenkins, que vous n’allez pas recommencer à renseigner la concurrence contre de fortes sommes d’argent si nous vous embauchons ici ? Après tout, vous semblez avoir besoin d’argent en ce moment, et nous ne pouvons être certains que ce que nous vous paierons vous suffira… »
Cela faisait trois semaines qu’Abner visitait les entreprises de la ville pour tenter de trouver un travail, et cette question revenait sans cesse. Comment pouvait-il concrètement prouver qu’il ne recommencerait pas, qu’il avait compris la leçon ? ! Il ne pouvait donner aucune garantie ! Comme à chaque fois, Abner bredouilla qu’il avait purgé une peine de prison, qu’il n’avait pas l’envie d’y retourner. « Merci monsieur Jenkins, on vous appellera. »
Toujours le même refrain… c’était la dernière des quatorze entreprises qu’Abner devait visiter, et aucune ne voulait de lui. Pour tous, il n’était un hors-la-loi prêt à tout pour commettre un larcin. Personne ne prenait en compte le fait qu’il avait déjà payé pour ses méfaits.


Ses placards étant vides, il entra dans une petite supérette près de son hôtel afin de s’acheter de quoi manger avec le peu d’argent qui lui restait. Mais à peine s’était-il engagé dans les rayons de nourriture que trois hommes armés de fusils à pompe firent leur entrée. Ils firent se coucher tout les clients et leur piquèrent leur portefeuille. Puis ils se servirent dans la caisse et disparurent en courant. Abner regarda les derniers dollars de son compte en banque tourner au coin de la rue et disparaitre dans la ville.
La police arriva sur les lieux quelques minutes plus tard. Elle recueillit les témoignages de tout le monde, et mit sur papier tout ce qui avait été volé. Puis les agents finirent enfin par laisser partir les gens.
« Un instant, vous ! » ordonna un policier alors qu’Abner allait passer la porte. « Je vous reconnais, vous êtes monsieur Jenkins, vous venez faire signer votre papier de liberté conditionnelle tous les deux jours au commissariat. » Abner redouta la phrase qui ne manquerait pas de suivre. « Je ne sais pas pour vous, mais moi ça me parait louche qu’un ex-voleur se retrouve comme par hasard au même endroit qu’un braquage… »


Quatre heures ! Il fallut aux policier quatre heures d’interrogatoire pour qu’ils finissent par le laisser partir. Et encore, Abner était sur qu’ils pensaient tout de même qu’il était de mèche avec les braqueurs.
Le soir était tombé, et il était allongé sur le lit grinçant de sa chambre miteuse, à repenser à tout ce qui lui était arrivé ces trois dernières semaines. Refusé dans toutes les boites et suspecté de complicité de vol… il avait payé sa dette à la société en faisant huit ans de prison, et la société prenait maintenant un malin plaisir à lui faire payer encore plus ses erreurs. Il en était au point de regretter sa cellule, quand on frappa à la porte.

- qui est là ? Demanda Abner.
- Monsieur Jenkins, dit une voix masculine derrière la porte. Je voudrais vous parler, c’est très important.

Abner ouvrit la porte. Devant lui se tenait un homme de grande taille, vêtu d’un grand manteau orange. Un chapeau de la même couleur cachait son visage dans l’ombre.

- monsieur Jenkins, continua l’homme. J’ai entendu parler de vos malheurs de ces dernières semaines… C’est horrible ce que vous fait la société… dites moi… avez-vous toujours en votre possession les schémas de réalisation de votre projet de combinaison de protection ?
- qui êtes-vous, monsieur ?
- je m’appelle Jack. Voici ma carte.

Il tendit à Abner une carte à jouer.

- monsieur Jenkins, j’ai une proposition à vous faire. Une proposition qui pourrait vous permettre de prendre votre revanche sur cette société qui vous a rejeté. Laissez-moi entrer, et je vous parlerai du projet que je dirige, et du rôle que vous allez pouvoir y jouer. Je l’ai appelé « projet THUNDERBOLTS » !


A SUIVRE
dans la future série Alternate Thunderbolts !
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